jeudi 16 juillet 2015

LA VÉRITÉ # 20 NIHILISME MOU ET LE DUR DU MOI






Comme la misère, la souffrance est partout. Océan impactant si puissamment nos liens et relations qu'ils n'en deviennent plus, avec le temps qui les dessèche, qu'illusions dérivantes de réduction de sa morsure, échappatoires virtuels d'oubli obligé ou de plaisir frelaté.



D'autant que nous avons la superstition de croire en la non-nomination nominaliste de cette souffrance si dissimulée, mal contagieux contre lequel on se doit de se vacciner – au moins pour les autres, comme le prétendent certains amis du genre humain, dans l'espoir confus de nous sauver de nous-mêmes à nos yeux combien communs.



La mise à l'ombre systématique de cette part « sournoise » de vérité, criante au sens propre, la disparition discrète, banale, civilisée, de sa blessure d'être serait le meilleur moyen d'en finir avec cette nature propre éclaboussant notre humaine perfection de son sang trop noir.



Volonté d'ignorance, cette hypocrisie héroïque et vaine, ce négationnisme intérieur ne peut que nous séparer définitivement des rares proches qui constatent la blessure effective, partageant le mal fait, et le dénoncent parfois témérairement, violemment ou mollement, comme un suicidaire laxisme envers soi.



Ainsi annihilons-nous à chaque instant conforme tout sens commun pour nous en remettre ultérieurement, mais défaits, aux mains sales, mais providentielles des pathologistes patentés du moi, dès que des digues menacent de céder et de laisser emporter la racine du nihilisme mou qui nous immerge, dans son imposition, comme insubmersibles au milieu du truquage général d'une réalité vécue vaincue d'avance comme un progrès en soi.




mardi 14 juillet 2015

MUNICH IN JULY




Le temps c'est de l'argent, mais son pouvoir n'est que ce qu'est le pouvoir à la liberté. Les peuples non encore normalisés ne se relèveront pas plus de cette nouvelle blessure qu'ils ne purent le faire de la précédente. Nous n'allions déjà plus aux noces, nous n'irons pas plus aux enterrements pour tous. Mais laissons là la messe et sa redite aux aux audacieux Rois Maudits.



L'abîme continue à se creuser si vertigineusement  que l'inévitable commence déja à se déguiser en nécessité absolue. Ne restera plus qu'à amorcer la frustration formatée de masses consommatrices apeurées, si "synchro" avec le compte à rebours qu'on y verra, comme d'habitude, que du feu à la maison, comme à l'Est.



mardi 7 juillet 2015

SOLEIL VERT (ÉNERGIE PREMIÈRE ET DÉMOCRATIE COMMERCIALE)




Le gain mécanique du couple automobile, comme toute mécanique, naît d'une perte divine, comme le fit remarquer un penseur d'éternité. La mécanisation de l'être le transforme en devenir, en dynamique de remplacement productif. L'un esclave de l'autre dans leur réciprocité égalitaire de principe, permettant par la mutualisation de forces libres, leur mutation en énergie servile.


Un faux mouvement perpétuel de fonctionnement remplace le céleste, une servo-relation productive remplace le monisme transcendant des origines, le rétrogradant de ses hautes influences et le ramenant par la violence "spirituelle" sur une terre propriétaire.

Cette immanence révolutionnaire d'apartheid, un mouvement purement social-égoïste, séparatiste. Ordre nouveau, pur libre-échangisme de marché de l'être humain. Et de pure interchangeabilité financière.



Cette humanité d'humanisme social, accouplée à la contemplation marchande de son pur plaisir existentiel, n'est plus que déphasage commercial où le besoin et sa satisfaction ne font que répondre aux désirs autonomisés de visées déconnectées de la réalité de la petite éternité humaine enchâssée dans le Grand-Tout. La chasse est ouverte au le Jardin du Bon Dieu...



Le Grand Système de Régulation Matérielle soumet la ressource, à défaut de sa source, autrefois infinie, sans pouvoir rien renouveler pour autant : simple multiplication des pains industriels de masse, miraculeux credo des insatiables appétits tabulatoires .  

C'est le Temps, dans lequel chute, comme un torrent bientôt tari, l'énergie première de l'être, joie autrefois transcendante. La complémentarité des différences essentielles d'alors, ne sont plus vécues que dans une éternité incarnée fantôme, désaxée, en roue libre, vidée de toute substance.



Cet avide produit de pseudo-remplacement nous roule dans la farine d'un monde en blanc. En fait cette éternité désincarnée ou erratique, déclassée, est progressivement transmutée en consommation existentielle industrielle "d'éternisation" sociale, dont l'image monnayée permet de récupérer l'énergie primaire, transformée en perpétuité de rapport de production- reproduction, en unité détournée de pseudo-vie calibrée. "Soleil Vert !"



Cet épuisement du monde, au sens strict, dans son évidence manichéenne, le, et nous place d'ores et déjà sous perfusion permanente : rien ne remplacera rien, tout sera retranché à tout. C'est l'évidement de l'intérieur pur et simple.

Qui, maintenant, hors un nouveau K.Dick, pour imaginer ce simulacre global à venir ? Matrix n'est qu'un simulacre posé sur un simulacre : la téléportation d'un virtuel de rêve est le dernier leurre hollywoodien à l'heure sonnée d'Ubik.




dimanche 5 juillet 2015

LES INVERSEURS # 3 DÉSIRS ET RÉALITÉS




Il existe un lien si subtil entre désordre établi et logique désirante qu'il nous dépasse complètement, un peu comme ce qui, invraisemblablement, se dégage  de l'envers du décors du cinéma de la vie quotidienne, qui nous leurre et automatise au mental.



La logique, basée sur une cohérence d'efficience interne apparente, est, d'abord, et souvent seulement pure efficacité de cohérence de forme ou conforme, celle d'un trompe-l'oeil, se résumant à une fonction ou un office technique post-physique plus que métaphysique en soi.



Toute propagande, dans sa fausse éternité, découle de ce lien simulé-convenu, de cette dissimulation positive mentale-corporelle, supposée validée, lien caché-secret ou "non établi", mais ou mieux : imposé comme réalité virtuelle allant de soi au cœur vécu-trompé du syllogisme le plus rationnel, donc le plus visible, le plus proche du simulacre dickien.



La racine de ce canon intellectuel plante le décor d'un ordre de remplacement surpuissant, chênaie d'acier en terre idéologique de réalité construite, dans sa belle incontournabilité de principe. 

La vraie vie subtilement passée, dans le glissement le plus sournois qui soit, de la vérité profonde évacuée, à la plaie profonde de crucifixion sociale molle, mais ouverte et récurrente dans sa contingence de manque et demande officiels.