vendredi 25 septembre 2015

BLADE RUNNER # 1 LE MÉTIER D'HUMAIN N'EST PAS UNE RESSOURCE




Blade runner, celui qui court, un peu comme Charles Péguy, sur la lame. Celle d'Excalibur, l'épée de l'esprit, toujours « à la grâce de Dieu ».


« Ce n'est pas mon métier, c'est un métier que je fais. C'est un travail, pas mon métier. Ce n'est pas le métier qui fait le travail, c'est le travail qui donne le métier. »

Un psy à la mode des années 70-80 est allé jusqu'à affirmer que toute relation humaine relevait de la relation parent-enfant. Difficile de lui donner tort, difficile de tout y résumer, mais il y a du vrai là-dedans, et c'est ce qui compte, pas d'y couper les cheveux en quatre.

Est-ce un métier que d'être parent d'enfants qui ne sont pas les nôtres, aux côté des leurs ? Parents d'enfants dont nous ne sommes pas les propriétaires géniteurs ? Certains pathologistes sociaux le pensent. 

Comme toute révolution humaniste, le libéral socialisme médico-pédagogique engendre beaucoup de spécialisations professionnelles idéologiquement agrées dans le consensus puritain moderne.

Est-ce un métier que d'être parent ? Il y faut tellement de folie et d'excès.

Péguy, en tout cas, parla fort bien de la chose, côté père, celui dont on ne parle jamais : « Les pères de famille, ces grands aventuriers du monde moderne. »
Sa phrase fleure bon l'ironie et le défi héroïque, la dignité et la grâce, données avec la modestie d'imprenable patience, face au temporel social-biologique.

Bernanos, lui célébra la haute vertu des mères sans jamais parler maternalisme ou féminisme : « (…) de trop bonnes mères, trop patientes, trop courageuses, si dures à la besogne, si dures et si douces, avec leur tendres cœurs vaillants, inflexibles. »

Un métier ? Certains, à la suite des pathologistes, le pensent. Mais penser est insuffisant pour un parent : comme les deux citations le proclament, il y faut bien autre chose, que le métier ignore et ne veut ni savoir ni voir, coupé du parent. 

Il y faut de la grâce, une grâce qui ne s'analyse ni ne se définit scientifiquement.

Autre chose dont relève le côté professionnel et non l'inverse. 

Il y a une hiérarchie que le métier moderne ignore. Que le métier séparé et spécialisé cherche à nier, quand il se refuse et refuse de ne rien placer au dessus de cette compétence dont il ne tire pas peu de cette vaine fierté qui fait le sentiment de supériorité les plus bas.

Il y a un nihilisme professionnel destructeur de vie et de vérité, donc d'humanité – au cœur de tout "humanisme professionnel".

Être parent n'est pas un humanisme. La relation humaine, étroite ou élargie, sans exception, dans sa qualité, ordonne la compétence et lui donne son sens. Et la relation humaine est elle-même ordonnée, orientée dans ce travail qui fait le métier, qui est aussi un travail sur soi avec l'autre, de la famille ou pas, mais de la famille humaine.

Le métier ne définit pas l'humain, c'est l'humain qui définit le métier, lorsque cet humain-là est conscient de ce qui le définit lui-même, à sa source, et non pas comme « ressource ».






lundi 21 septembre 2015

UNE ÉCONOMIE SOLIDAIRE OU LA GUERRE





« (…) il faut que le revenu équilibre la dépense (…) emmagasiner les biens de l'éternité afin de pouvoir répandre les biens du temps (…) la vie dans laquelle la dépense éthique est équilibrée par le revenu spirituel doit être une vie dans laquelle l'action alterne avec le repos, la parole avec le silence passivement vigilant. (…) Il n'y a rien, dans la Nature vivante, qui ressemble, même de loin, à la plus grande invention technique de l'homme, la roue en rotation continue (...) »



Les générations 68, malgré leurs immenses erreurs et des crimes symboliques difficilement réparables – mais personne n'est parfait – , ces générations d'après-guerre, dont la révolte pacifique, mais hallucinée a eu le mérite de contribuer à arrêter la guerre du Vietnam, ont réussi à sauver une part de l'honneur perdu en refusant dans un premier temps, une société de consommation de puissance irrationnelle et irresponsable.


Avant de sombrer, trahies, dans les compensations du pouvoir économique, le désir d'oublier la réalité cachée du monde moderne et leur défaite, pourtant honorable – seuls ceux qui ne se battent pas perdent tout -- elles se sont perdues aussi, comme les précédentes, corps et biens dans l'océan de la puissance insatiable, illimitée ou plutôt l'étrange et puérile religion domestique-festive romaine qui l'enrobe et la couvre.



La vérité est , derrière chaque chose et chacun, simple comme le moment opaque choisi par une Agence de notation financière internationale pour délivrer le message de sa note scolaire aux pays dits les plus puissants. 

Lois cachées derrière les manifestations « légitimes » de leurs prétendues sécurité et défense, développements et enveloppements. La vérité du système de puissance n'est jamais que celle, diabolique, des guerres de marché, le reste n'est diversion, propagande littéraires et médiatiques.



La puissance est, dit-on, économique et financière. L'économie n'est plus que financière. La guerre l'est aussi, surtout et d'abord. Rebelles et belligérants ne sont que son bras armé par la main invisible "qui marche toute seule", automatisée. La guerre ne se fait presque plus exclusivement, depuis belle lurette, que contre des populations dites civiles : ça ne coûte rien et rapporte gros.



La puissance en acte c'est, le plus souvent, une guerre anonyme contre une société civile non-alignée sur, et non-soumise à ladite puissance, elle-même bras régulateur et législateur de la loi de l'argent, qui, en civilisation juridique, remplace celle, honnie, de la jungle – entendez de la nature « barbare » non soumise au divin marché et ses "divins chevaliers marquis".



L'économie, sous son principe, théoriquement régulateur, de « libre concurrence », n'est que guerre de tous contre tous : cadre d'une loi de principe, tout y est permis dans la mesure d'une « productivité » vénérée de résultats vertueux permettant de désigner le champion standard, « chevalier » blanchi d'industrie, que le Dieu des Affaires – celui censé profiter à tous – aura choisi comme idole, comme totem, comme idéal-type.  

Honte infligée, toujours plus, au véritable esprit de chevalerie, a posteriori : ses champions n'auraient été que barbares déguisés en gentilshommes, à entendre l'Histoire "moderne"

L'Histoire humaine est-elle seulement temporelle ? L'Histoire se réécrit de tous les côtés à la fois, pour plus de sûreté morale économique.



Principe analogue aux anciennes règles de l'Église dans son pire, justification théologique des pratiques les plus barbares au service de Dieu, comme son bras armé : évangélisations violentes, conquêtes sanglantes, inquisitions exterminatrices, croisades rédemptrices, persécutions et destructions purificatrices.



On sait combien, ensuite, au nom d'une prétendue humanité athée et libérée, le principe du « sabre du goupillon » a été remis à la question, pour finalement être remplacé par d'autres, plus barbares encore, mais progressistes-chantant ceux de l'économie et de la politique, deux pseudo-religions modernes, historiquement avancées et conquérantes.



Quand sous prétexte de préservation et d'extension exclusive de sa puissance de domination hégémonique, cette économie politique- se prétend et donne au service des peuples et de la démocratie comme seule alternative possible – entendez bien : ça ou rien, et même moins que rien : la guerre totale – , on ne peut que repenser à l'ancienne position de Rome, au pouvoir absolu, prétendant être et prospérer au service d'un peuple toujours à « élever », mais en le rabaissant d'abord devant Dieu pour mieux le soumettre à des représentants et ministres terrestres « hautement » corrompus.



Pour que tous soient bienheureux, il fallait que son Église soit la première puissance, capable, matériellement, de le convertir, ce pouvoir, en expression ordonnée de puissance céleste représentée, incarnée, comme État Divin. Empire temporel d'abord économique, pour faire entendre raison – sa raisonà un monde ainsi sauvé ou en éternelle voie de l'être.



Le monde de la raison a toujours été religion pratique, pratique religieuse, mystique laïque, romaine, juridico-administrative travestie en système théologique de droit divin conforme, loin des saints et des héros – seulement intégrés après leur mort, trop dangereux vivants pour le temporel officiel.  

Aujourd'hui la rationalité est économique, les croisades sont celles des marchés ouverts, des population éventrées. La « bonne nouvelle » est libérale, les chevaliers d'industrie sont les rois modernes de Druon.



La guerre économique, c'est l'économie de guerre, de la guerre  qui permet pratiquement la liberté absolue et sans contrôle de la fin et de moyens unifiés pour la seule efficacité de puissance

La guerre, moyen de cette économie nouvelle, et l'économie elle-même, raison dite supérieure de cette guerre. La guerre est la raison pratique de sa forme et méthode actuelles.



Beaucoup, dans les médias, parlent d'une complexité qui rendrait "impossible" la compréhension des « conflits » de théâtres extérieurs, du jeu des acteurs et des castings, comme si l'économie ou la politique pouvait expliquer leur vraie raison, alors que tout n'est que "bas" investissement diversifié, savamment distribué et surtout, retour.  

Un produit financier n'a pas d'humanité, ni économique ni politique, il a des ratios de cuisine, pas (besoin) de raison philosophico-politique au niveau stratégique.



La guerre, spéculation majeure sur bénéfices escomptés et toujours majorés, tirés de consommation-destructions maxima de biens et de vies. 

Rien de tel que ces folies meurtrières, ces ivresses mystiques consumées pour relancer les marchés, la consommation, la machine à survivre.



La démographie, elle-même économie supérieure -- puisqu'humaine pure -- : prévisionnel des courbes de reproduction, coupes sombres et explosions, seuils critiques et plafonds de "dépenses".  

"Ressource" humaine, cartographiée et régulée, projetée dans des calculs à long terme, bataillons d'enfants, stocks, rentabilité de niveaux géographiques, culturels ou d'éducation, habitudes de consommation, segments humains prédécoupés, démembrés, comme le prix exact d'un mort indemnisé de guerre. Parc humain. Élevage, abattoir.



Chocs culturels, religieux, générationnels, sociaux, sexuels, technologiques, testés, prévus, accompagnés, ordonnés en vue de réformes, de révolutions ou de guerres : provisionnés, et pas seulement en propagande, « éducation » ou conditionnements de masse, en théâtre intérieur.



L'économie moderne produit la guerre qui produit "l'agit-prop" de la guerre culturelle ouvrant des marchés ouvrant à terme, de nouvelles guerres (…) 

La belle complexité que voilà : l'Occident technicien impérial, issu de toutes ses conquêtes a tissé tellement lignes et de liens de dépendance à effet papillon avec ceux qu'il domina un jour, et qui ne rêvent plus que de dominer à leur tour, – que toute histoire contemporaine n'est plus que ses circuits d'irrigation financière, de prétendu « libre échange ». Déserts et dévastations, désespoirs, perfusions conditionnelles.



N'importe quelle guerre n'importe où est un des nerfs du système « militaro-industriel ». L'ennemi est devenu un client, le client principal, et de plus  actionnaire.



La mondialisation, domestication stricte au sens romain du terme, domesticité économique, transnationale bariolée, multi-ethnique, transsexuelle, multi-culturelle, multi-fonction, multiforme, patchwork mouvant provisoirement agrégé d'arrangements plus ou moins mafieux, carnaval nébuleux, mais fabuleux, fable où tout est recyclé, refourgué, relooké, travesti, repeint, trafiqué et réécrit ; l'argent de l'économie dite « souterraine » intégrant les PIB ou le caritatif, le sanitaire et social ect... 

Bonheur du genre humain dans le meilleur des mondes possible... compte tenu de l'horreur de ce qu'il est. Beau réalisme conceptuel, belle quadrature. Ainsi, le profit de guerre sert-il à la paix et inversement..., comme chez Orwell 1984, selon les cartes sorties des manches ou de sous la table du poker menteur, sous l'écran de contrôle.



Tellement, que personne, si on entend bien ce qui est dit et répété par les armées des médias, ne saurait plus, en haut lieu, qui tire les ficelles, ni comment arrêter le massacre des toujours mêmes vrais gens dits « civils ». 

« Tout est si complexe... » Et le pire c'est que c'est vrai, mais qu'on prétend le contraire en même temps, en surimpression pour la forme simple, pour les simples, comme on disait autrefois. 

Par sa fonction même, aucun haut responsable de quoi que ce soit ne peut reconnaître, officiellement, de, ou ses limites, puisqu'il est, par principe,pour les repousser "héroïquement". 

L'intelligence de leur possible dépassement ne lui est plus octroyée, accordée, prêtée : l'enjeu est trop grand, il n'est plus qu'un pion de plus sur l'échiquier, sans plus de droit au crédit ni de "crédibilité".



La vérité est ailleurs, n'ayant jamais cessé d'y être  : toute économie moderne n'est qu'utopie criminelle, mystique du bien par le mal, une psychologie de surfaces lissées et orientées, normales, consentantes et consenties, même et surtout protestataires, -- mais imposées comme la guerre ou la terreur « produite » industriellement sous forme de menace vitale agressant tout esprit, toute grandeur libre.  Quelle différence ?

Le chant économique moderne n'est qu'un chantage mafieux blanchi. Euphémisation euphorisante de l'ivresse de domination et de  puissance. Hallucination économique collective, pire que celle du malheureux drogué : c'est l'ivresse masquée, dissimulée, du sang.

On ne peut la contredire directement, ou même l'ignorer, et c'est ce qui compte, puisque seule une approbation-déclaration de principe est escomptée, exigée par la loi. Il n'y a pas de légitimité dans la bassesse, il ne peut y avoir qu'une honte généralisée et légitime, qui engendre la folie des fascismes à venir, si chers à nos démocraties avancées... en corruption.

Délégation et représentation, les deux mamelles du mal, transformant le monde ordonné et converti en vache à lait stérilisé, l'argent du beurre huilant les rouages de la machine à vivre et mourir mieux,c pour rien.



Ce qu'on ne peut ignorer est la première et dernière arme de guerre psychologique. En démocratie, cette loi morale si "dévoyable", domine tout. 

La logique psychologique de guerre dévaste, comme une mitrailleuse, toute logique justement, toute culture, toute liberté, toute civilisation, toute raison, toute nature, toute intimité, pendant exact de l'arme financière, elle est raison révolutionnaire ou conservatrice suprême, selon d'où vient le vent.



La psychologie moderne, technique de surface, dans son travail profond est un rapport de force domestique, familial, devenu plus de gangs que tribal ou de racines. Rapport domestique nihiliste, nomade, urbain, virtuel : prix augmentant sans fin, nécessité de, et de se, vendre toujours plus, de toujours tout revendre et racheter au prix fort, toujours plus fort.

Acheter, vendre, racheter, revendre : survie pratique, élémentaire de surpopulation surprotégée comme le lait, tout le monde sait tout, mais personne n'a ni ne peut plus rien, omerta administrative-productrice seule permettant le « business », le « job », la place ou le placement, l'attente, l'espoir et même la « famille ».

La famille même, à nourrir, en prime de rendement, pour le futur meilleur, toujours meilleur et plus cher, plus difficilement facile.



La vérité est qu'on ne peut plus parler et qu'on ne parle plus que pour mentir, chaque mensonge couvrant un crime, guerre ou pas, la collaboration devenue, comme la réalité, incontournable et invivable à la fois pour qui veut survivre, durer, se maintenir et profiter de la vie – entendez de l'horreur cachée de la situation – 

Il suffit d'imaginer ce qu'une grande puissance doit accepter de ne pas voir ou ne pas savoir, pour le rester, pour ne pas perdre les "clients" qui font sa « prospérité » – d'imaginer les trafics d'une prison surpeuplée de criminels en tous genres : le monde est sa cour, son enfer, son Reich, ses cellules, ses règlements, autant de comptes qu'intérieurs et tacites.



Pour faire la guerre comme pour faire une révolution, les criminels, prisonniers-débiteurs sont là. Portant les valises de billets, organisant les massacres, répandant les mensonges, activant les révoltes, informant les indignations standard qui feront la une médiatico-politique dans la tête des bons citoyens et des honnêtes gens, couverts, qui, à leur tour, pousseront « démocratiquement » « l'opinion » contrôlée à l'intervention armée. Enfin!

Personne ne pourra plus, n'osera contredire – sacrilège civille voisin conforme, d'autant moins qu'un avis divergent ne peut que faire le jeu de l'ennemi honteusement déclaré, comme lui. Tous patriotes ! Garde à vous !



D'un autre côté on s'assure de prêteurs-profiteurs, les rassure de garanties officielle dûment votées en retour sur investissement.  

Tout le monde, naturellement heureux, d'une industrie très spéciale, mais à la pointe des progrès, tournant à plein régime, même, tout en bas, les ouvriers, qui n'y sont soit-disant, pour rien. Pas le temps de penser : tant d'autres le font pour eux et mieux qu'eux, en démocratie commerciale.



Nous savons qui est responsable des éternelles horreurs de guerre et pourquoi, mais les responsables eux-mêmes ne peuvent avouer leurs crimes : ils en sont les premiers prisonniers, premiers débiteurs du système, et nous-mêmes prisonniers de ces responsables.



Premiers responsables de ces responsables, dont nous attendons les faveurs en retour. Portés au pouvoir comme on s'incline devant un Parrain  : avec crainte, celle du lendemain qui ne chante plus. 

Il n'y a plus de responsables, mais des protecteurs et des filets, des parapluies ou des parachutes. On s'incline lentement avec la jouissance malsaine du futur profit mal acquis, celui des malins stimulés dans le sens du poil bien replié comme il faut.



On massacre à tout va partout, beaucoup dans cet Orient tout proche, si proche. Où tout le monde finit par massacrer aveuglément, mais « légitimement » tout le monde, comme d'habitude. Qu'est-ce que la légitimité au juste ? Un confort intellectuel moderne ? 

Les pires barbaries sont financés par notre absence de conscience, London le disait déjà; nos circuits, notre système, notre corruption, nos réseaux « d'amis », nos alliances d'intérêts contre nature. Le cancer est généralisé depuis bien trop longtemps, on accepte qu'il y ait pas de solution, plus de solution, plus d'alternative, plus d'espoir, plus de chance

On continue de plus belle, on sombre avec fierté, emportant tout avec nous, comme tout petit tyran cruel. Caligula de poche, chien de sa maman.



Il faut dire qu'il y a une humanité qui ne fait pas partie de la famille, à qui nous n'en laissons pas beaucoup, de chance, mais qui nous le rend bien : le chaos est son testament, sa réponse empoisonnée, sa vengeance et malédiction. La haine, avenir radieux.



Le chaos appelle des solutions radicales, qui attendent leur tour et retour, -- et surtout leurs "retours" -- le regret de leur triste nécessité, lois sur le terrorisme, contrôle administratif-policier intégral

Les but cachés des guerres sont les révolutions, des révolutions précises. Intégrées, « modernisations », « nécessaires mutations », « mondes nouveaux », d'illusions et de perfusions, de « nouvel ordre », où tout sera permis, adapté, mais, hors de là, plus rien, possible

Ce qui est touché : les invariants dits anthropologiques, les constantes, les fondamentaux, les élémentaires, les essentiels, la nature humaine et non humaine, les repères, la mesure, le respect, le mode de vie, le travail, le partage, l'intimité, la différence et de la solitude unitives, la vérité non-officielle, anhistorique.



Ces solution « radicales » en attente interdisent de sortir du chaos nécessaire à leur avènement salvateur-salutaire. L'esclavage, né de la guerre, naissant de la guerre, doit être bénédiction vénérée comme sa suspension provisoire, opium, illusion enchaînée de sa cessation : il n'en est que la subtile continuation civile, économique

« Estimez-vous heureux... ». Elles nous interdisent à distance de faire le ménage, de se laver, de se racheter, de se purifier comme après un viol : il faut être désespéré pour pouvoir jeter de nouveau dans le grand feu dont parlait Bernanos. Tout dirigeant est non seulement impliqué, mais surveillé. « Big Brother is watching you. » Tout le monde surveille tout le monde et surtout les surveillants dickiens.



Tout le monde touche, croque, vit de, en est, personne n'est libre, c'est le système, plus on est haut, moins on peut s'élever. On ne s'y élève que contre, et à partir d'eux –, ceux d'en bas, pas contre la bassesse du principe intégré, rehaussé sale

Plus de position élevée définitive, comme l'honnêteté, chacune  destination de transit sans fin, pause, sursis, pas de point ni de date fixe de départ. Dans la servitude douce tout est provisoire, mouvant, émouvant, trompe-l'œil, apparence sauvée, comportemental, mental, sentimental, joué, domestique, administré, représenté, faussé, orchestré

On n'arrive nulle part, « au bout de la nuit ». Mais pas d'existentialisme là-dedans, que du mal, Céline l'avait bien vu dès 14.



Pour sortir du vice économique du seul marché, il faut renverser la table de jeu, une économie solidaire au sens strict, non social, plus réelle et exacte que la comptable : ce qu'il faut comptabiliser, ce ne sont pas les biens, ce sont les qualités éternelles des personnes et des biens. 

Ce qui compte ce ne sont ni les grimaces ni les simulacres de la guerre intérieure de puissance, c'est l'être, c'est à dire la liberté concrète unitive qui donne sens, poids, valeur, équilibre, vérité, provisoires et définitifs, confiance et paix intérieures. C'est le théâtre intérieur.



Cela seul stoppe, épuise, assèche, annule la guerre civile ou mondiale. Rien ne peut le remettre en question – surtout pas la guerre – puisque ce n'est plus l'esclavage, c'est "cela" – payé au prix fort – qu'elle nous apprend depuis toujours, mais trop tard... « Si c'était à refaire... » Elle ne peut que le renforcer, ce cela-là, aussi celé soit-il. La mort parle.



C'est l'élévation possible, permise, ouverte comme une main face au pire, du fond du gouffre, de la cellule, du prétendu dilemme, comme révélation solidaire qui n'a rien à voir avec le sentimentalisme des humanitarismes intéressés, productifs.



Pour arrêter une guerre, il n'y a rien demander à, ni à attendre de ceux qui la font.
Le croire et le vouloir économiquement  suffit : toute économie solidaire est entre des mains déliées par la conscience

Par l'objection citoyenne ET personnelle de conscience morale ET sociale, conscience humaine normale ordinaire, sources du sens et de la décence communs.

Dignité interdite en retour aux politiciens sur le retour . L'économie de demain sera pré-politique et pré-échangiste, comme la paix d'avant-guerre, la paix d'avant la modernité criminelle de 14.

 
« (…) la concentration à but unique de l'exclusion est, dans le cas le plus favorable, une préparation à la concentration à but unique de l'inclusion (...) »






jeudi 17 septembre 2015

LES INVERSEURS # 5 LA LOI DU CHOC SUBTIL






Facile de ne pas faire d'erreur en ayant toujours raison, celle du plus fort en situation.

Quand les orientaux disent que « la situation est le maître », cela signifie clairement qu'on ne joue pas avec une situation, qu'on accepte sa vérité sans réserve dans sa réalité première et dernière. 

Mais, comme le Dieu des Occidentaux dans son meilleur, la Situation n'est pas quelque chose de supérieur avec quoi on puisse négocier et dont on peut tirer avantage : ce n'est pas une rente.
C'est quelque chose qu'on ne peut qu'infiniment respecter, d'autant plus qu'on la comprend moins.



Faire une chose et son contraire dans un même temps ne résout pas les contradictions : elle les annule, les abstrait momentanément, illusoirement, mensongèrement, tout en les renforçant, comme le fait toute négation de la réalité, de ses formes, de ses expressions, de ses signes et de ses symptômes, parfois.



Tout faire en même temps sans rien faire, c'est théoriquement ne rien oublier, mais la vérité n'a rien à voir avec la philosophie, elle a à voir avec la réalité – non pas celle des réalistes opportunistes et arrivistes, ceux qui « spéculent » avec et sur les réalités opportunes qui les arrangent, pour les réduire au calcul et au profit immédiats, donc non-opportunes, mais dévoyées et déphasées du cours naturel et logique de leur existence ; -- mais avec celle qui crée le monde à chaque instant spatial de vie universelle. 

La vérité n'est pas un arrangement, c'est un engagement, une fidélité, une foi.



Ces réalistes-là, dont parla si bien Bernanos, ne "manquent" pas de courage, comme on pourrait le croire au premier abord : ils ne sont que le produit dérivé de leur siècle, ou plutôt son sous-produit humain "supérieur".

Ils ne sont qu'ignorance du courage, sa cynique négation , froide, pure et simple, pure et dure. Ils ont la cruauté du chat qui joue avec la souris agonisante : il ne font que jouer avec les déterminations et leur soit-disante complexité. 

Ce brouillard complexe n'est qu'un rideau de fumée sur un monde ravagé par une corruption intégriste. Cependant, comme le disent encore les orientaux du Tao : qui trop aiguise émousse.



Le jeu du pouvoir n'est plus qu'une impuissance bloquée, circulaire, auto-dévoration, auto-consommation : quand il n'y a plus de jeu dans l'engrenage, il n'y a plus que celui des apparences, des images et de la Représentation, du théâtre des opérations

L'huile n'y change plus rien : il n'y a pas de mécanique équilibrée sans liberté de mouvement, c'est à dire autre chose que de la mécanique. Le moteur du monde est serré, comme disent les mécanos. Le jeu sur les déterminations a « déterminé » un trop grand jeu, qui a explosé le moteur.



Ce jeu malsain a inversé son cours et nul ne sait où ce chapeau de roue libre, ce désaxement va le mener, ou plus exactement le ramener, puisque nous sommes dans du cycle automobile.

Nous avons réuni ce qui était séparé et inversement : la panne n'est plus seulement explosive, elle est devenue dynamique, historique, universelle et quasiment cosmique.  

Désormais il n'y a presque plus de situation, il n'y a presque plus que des retours : « n'avez-vous jamais observé un bille d'acier qui tombe sur du marbre ? », disent nos Égyptiens de l'intérieur à nous, pour parler de la loi de leur choc subtil.








dimanche 13 septembre 2015

LA VÉRITÉ # 23 PARIS-MAIS








" Camarade, ma peau est elle encore de mise
Et dedans mon cœur seul ne fait il pas vieux jeu ?
Avec ma belle amie quand nous dansons ensemble
Est ce nous qui dansons ou la terre qui tremble ?
Je ne veux plus cracher dans la gueule à papa
Je voudrais savoir si l'homme a raison ou pas
Si je dois endosser cette guérite étroite
Avec sa manche gauche, avec sa manche droite,
Ses pâles oraisons, ses hymnes cramoisis,
Sa passion du futur, sa chronique amnésie "

NOUGARO, PARIS-MAI



Le Système – technicien de corruption – a achevé son sale boulot auprès des jeunesses péguyiennes et bernanosiennes survivantes, les autres, incurables hélas depuis belle lurette, et surtout depuis qu'elles ont remis leur « imagination » aux mais du pouvoir, ont, elles, achevé d'exister, après avoir cessé d'être pour vivre leur vie d'une vie propre illusoire, dans la dépendance de l'indépendance.

Jeunesses « libertaires ou libertariennes » – droite et gauche confondues dans un même moule – , désormais formatées à un certain anarchisme mondialement accrédité comme le meilleur rempart « démocratique » contre le spectre-repoussoir de l'arbitraire (ce qui est incontestable en soi) et de la dictature (ce qui est indiscutable en soi) amalgamant par la violence et la manipulation mentales autorité spirituelle et extrémisme, barbarie autoritaire.

Amalgamant, par l'imposition douce d'une « révolution culturelle » de masse, valeurs authentiquement supérieures, philosophie éternelle et fascisme, conscience et oppression, liberté et expression collective ou individuelle, liberté et consommation, liberté et communication, vérité et code civil, vérité et code du commerce.

Idéologie scientiste anglo-saxonne – surtout américaine – dont le pragmatisme vanté peut se réduire aisément à une sorte d'état d'esprit scoutiste entreprenant et productif positif intéressé, vendu comme libérateur d'énergie des individus et des peuples en concurrence sur leur propre marché « dérégulé ». Le malheur est dans la dictature, alternativement molle et dure, de cette idée puritaine, de ce nouvel Eldorado hollywoodien mécaniste mental et sentimental, sur les esprits les plus jeunes.

Mécanisme pavlovien qui s'attaque robotiquement à toute culture digne de ce nom dès la plus tendre enfance, presque sous la mère. Aux sources de la liberté, et non plus seulement à ses tristes expressions, autrefois codifiées par toutes les variétés de dictatures , réelles, mais ô combien limitées, quand on y songe non-post-humanistement.

En ceci, tous les printemps du monde, dans leurs expressions mécaniques, ou la mécanique de leurs expressions, dans le monde dit post-moderne, de 68 à tous ceux à venir partout, sont directement responsables, dans toutes les générations-mères, porteuses ou héritières, du chaos qui avance avec ses misères et horreurs, ses crimes et ses progrès scientifiques inédits, ses destructions temporairement irréversibles (…), ses mutations et surtout, transmutations précises.

Il faut donc, après analyse analogique, faire les synthèses intuitives des rouages. Voir les liens masqués entre idées maritimes et continentales dans leurs entrechoquements, mais surtout dans leurs liaisons dangereuses autant que dans leurs liaisons sécuritaires. Le mot de stratégies de la trahison est faible pour les caractériser, pour caractériser leur rapports mutuels. Il faut parler plutôt de doux et progressif suicide de civilisation, veines ouvertes dans le « bain de jouvence » annoncé.

Les réponses coordonnées et conjuguées en haut de la guerre culturelle, des rothschildiens de service et des martiens du 22, par exemple après 68, fut une cynique médication compensatoire aux aspirations anciennes et profondes. À la soif réaliste d'absolu furent finalement opposées « pacifiquement » la tentation et l'illusion sensationnelles de con-sommations hallucinatoires, sexuelles, automobiles, festives ou cellophanées. A chaque révolution, la normalisation avance dans un monde qui avance vers sa fin, vers son avide auto-dévoration.




jeudi 10 septembre 2015

LES CHOSES DANS LES MOTS








(À Lucas, sans désespérer...)

« (…) une langue en vaut, théoriquement, une autre. On peut réfléchir à l'expérience humaine d'une façon aussi efficace en chinois qu'en anglais (…) Mais, dans la pratique, le chinois est la meilleure langue pour ceux qui sont élevés en Chine (…) Pour les personnes qui sont élevées à penser au moyen d'une série de symboles, il est très difficile de penser (…) au moyen d'autres séries de mots (…) et d'images (…) Mais, en dépit de tout ce qu'ils ont d'insuffisant (…) les mots demeurent les plus sûrs et les plus précis de nos symboles. Chaque fois que nous voulons avoir une relation précise des faits ou des idées, il nous faut recourir aux mots (...) » cdAH

Quelle est donc cette vieille théorie, cette fille sèche et sévère en noir qui voudrait baîllonner la langue des langues ? Une humaniste fonctionnaire des cultures, une technicienne en relations publiques ? Le code civil d'une théorie du code unifiant, égalisant toute parole humaine articulée est plus que contestable : c'est une désarticulation programmée du monde. Un programme SS, une gestapo de la pensée, une solution finale de l'humanité naturelle des langues. Le fait qu'elle cherche et parvient à formater de plus en plus de jeunes esprits est un crime hygiéniste mental contre une humanité pathologisée, humiliée, aurait hurlé un Bernanos.

Bien plutôt qu'un code ou un système technique, la langue est d'abord une symbolique médiatisée, avant que d'être réduite par et à un code pseudo-autonome. Comment un code, d'ailleurs, pourrait-il – hégélienne question –, réduire à lui-même ce qu'il réduit ? Purée de pois saussurienne pour « autiste » des profondeurs. Mais qui sait que Ferdinand le célinien s'est avoué s'être leurré lui-même, tout retourné avant la tombe à l'heure de sa mort ? Comme pour Pasteur, personne. Nul ne saura jamais de quoi peut être faite la symbolique d'une langue : l'infini y entre et sort par toutes les ouvertures, comme le soleil entre les nuages, aurait dit, peut-être, Tchouang Tseu .

Pour ce qui est de la pratique, une langue n'est pas un langage, c'est ce qui passe et se passe dans le langage c'est du vivant, pas du techno-historique logique, mais rien que de l'ontologique. Au fond : c'est une sorte d'être ou d'état supérieur de l'être dans une forme de partage et de passage – au mieux spirituel, au pire intellectuel. Qui dirait le contraire ?

L'interchangeabilité et ses combines, dada de tout système-code. De la pure technique de remplacement, avec l'illusoire prétention d'ordonner les données d'un monde confisqué par la science d'un savoir inférieur qui n'a plus rien de « gai », Frédéric. Le tout selon un sens, ou plutôt une orientation fabriquée très précise, mais tout à fait inexacte, puisqu'il est trop facile de tout réduire à un sens vérifié permettant à son tour de réduire tout à des formules informes et molles. Les alchimistes ne sont pas près de mettre la main sur le caillou magique qui leur permettra de comprendre un univers d'unicités diverses sans les lunettes 3D d'une diversité unifiée par la force « vertueuse » d'un code hollywoodien, et même chaplinesque du Chaplin du Dictateur.

La langue pourrait ainsi passer avec armes et bagages de la valeur d'usage à une pure et simple valeur d'échange, papier-monnaie de la « com ». Passer des expressions des étreintes éternellement fertilisantes de l'humanité et du monde, à la campagne de stérilisation massive des standards intellectuels de la pensée unique des pseudo-religions modernes. Les symboles ne seraient plus que des structures objectives, socio-historiques, aussi événementielles et consommables que n'importe quel produit industriel fini ou périssable. L'enjeu nous met en joue.

Les mots ne seraient plus durables, comme un ciel de paroles – points stellaires d'expériences spirituelles vivantes –, mais des machines-outils à écrire et à parler contre toute liberté, contre tout inconscient non freudien, contre toute mythe, contre toute poésie, contre toute science et toute sagesse authentiques, machine dont les codes de fonctionnement devraient s'ajuster aux contextes formels des règles de leur propre emploi, défini par de purs rapports de forces arbitraires, puisqu'ainsi va leur anti-monde. La langue réduite à un système technique de mots sans choses, tournant sur lui-même en discours politique dans son moulin à prière.

Ils ne seraient plus cette voie lactée indénombrable et incalculable illuminant les trous noirs insondables, baudelairiens, des barbaries de notre sous-animalité soit-disant rehaussée des vertiges raisonnés de l'anéantissement systématique des instincts supérieurs, mais cette chute objective codifiée comme un jeu de rôles, un jeu de massacre, un jeu de dupes. Plus d'invisibilité, de liens, de correspondances subtiles, d'harmonies, de résonances, ni de note-surprise, de perception, de clarté et d'ombre, d'être et de néant, de couleur, d'atmosphère, d'émotion et de clairvoyance, d'intuition et de sentiment. Plus que du calcul mécanique, mécanique des mots, une robotique linguistique. Des mots sans parole, désincarnés, désossés, empaillés, naturalisés, dévitalisés. Des spectres, des membres fantômes, sans queue ni tête, de rouages et le bruit de fond d'une pure coquille signifiante. Terminé la petite musique célinienne ou rabelaisienne : que de la Synthèse Vocale !

Il faut regretter déjà cet ancien orchestre d'harmonie multicolore pour que sa fin n'arrive jamais. Regretter à jamais déjà ces cadres obsolètes des langues de cultures naturelles, ouverts sur le cosmos intérieur d'esprits unitifs, puisque tout vit dans les limites adaptées d'un milieu qui n'est pas juste « un milieu » comme un autre, mais toujours un juste milieu naturel, comme n'importe quelle création de même nature. Non, il nous faut désormais un esprit, un état d'esprit unitaire, beau comme un chiffre de code.

Aujourd'hui où ce mystère ancien apparent, mais réservé, est nié à la pointe d'exactitude partielle de pseudo-sciences totalitaristes unifiées, QUELLE exactitude au juste peut bien avoir l'éternité incarnée d'une parole, form(o)(a)lisée dans un corps de texte en bocal, désormais historique et profane ? Tout est permis contre ce qui nous échappe, contre cette impossible mesure du monde, langue inconnue, mystérieuse et subtile, comme une fleur de voix, comme un affleurement intérieur, si sensible dans les chants les plus désespérés que nul besoin n'est de traduire en clair. Cet impossible n'est plus possible : il faut détruire et remonter le monde à notre idée.

SINON celle d'une vaste méditation universelle dont la polyphonie, pour l'oreille et l'entendement, plus que la vue du grand spectacle panoramique du péplum scientiste, néo-positiviste ou post-humaniste – est une vraie délivrance, l'air pur d'un ressourcement, un lien maternel qui délivre. La précision des mots et même des sons des mots est si grande qu'elle court-circuitera toujours n'importe quel code « restitué » par une machine humaine sophistiquée dans les hauts-parleurs de son labyrinthe de guerre civile babélisée, de tous et de tout contre tous et contre tout.

Le nominalisme sournois des apprentis-sorciers, c'est la formule magique du malheur et de ses misérables prophètes économico-électroniques, le mot sans la chose, l'apartheid et la chute, la solution finale de la continuité d'un monde originel. Le contraire d'une transmission : une démission insensée, celle d'un désordre mental organisé par un « ordre » périssable, prétendument nouveau et meilleur du monde, celui d'un monde de remplacement linguistique matrixiel.


« (…) le Logos est dans les choses, les vies, les esprits conscients, et ceux-ci dans le Logos (…) la grande majorité des êtres humains croient que leur propre égoïsme et les objets qui les entourent possèdent en soi une réalité complètement indépendante du Logos. Cette croyance les amène à identifier leur être avec leurs sensations, leurs désirs, et leurs idées particulières, et, à son tour, cette identification de leur moi avec ce qu'ils ne sont pas effectivement les sépare, comme un mur (…). » CdAH